Jan. 20.

Roanne


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Roanne (prononcé [ʁɔan]) est une commune française située dans le département de la Loire, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Roanne est la commune la plus dense du département et la 375e au niveau national. C’est avec Montbrison, l’une des deux sous-préfectures du département de la Loire.

Au centre de la région Auvergne-Rhône-Alpes, seconde région française, Roanne se situe à environ une heure de Digoin, de Lyon et de Saint-Étienne et à environ une heure et demie de Clermont-Ferrand. Elle est voisine du Forez, du Rhône, de la Saône-et-Loire, de l’Allier et du Puy-de-Dôme.

Roanne est traversée par la Loire, au 300e kilomètre.

En plus de la Loire, Roanne est arrosée par trois rivières, le Renaison et l’Oudan en rive gauche, et le Rhins en rive droite.

C’est à Roanne que prend naissance le canal latéral de Roanne à Digoin, menant à Chavane, sur la commune de Chassenard, près de Digoin, en communication directe avec la Loire qui l’alimente par un linquet. Le port de Roanne se situe sur l’ancien bras principal de la Loire, comblé et aménagé lors des grands travaux commencés au milieu du XVIIIe siècle.

La plaine du Roannais, à l’est des monts de la Madeleine, au nord du département de la Loire, à la jonction des monts du Lyonnais, du Beaujolais et du Forez s’ouvre largement sur le centre de la France. Elle est donc plus sensible aux circulations atmosphériques de nord à nord-ouest, qu’aux perturbations venant du sud.

Le régime pluviométrique de Roanne n’est en moyenne que de 713 mm/an (moyenne annuelle 1961 – 1990 : 770 mm/an). La proximité de la Loire favorise les brumes d’automne.

Inauguré le 19 janvier 2013, le prolongement de l’A89 met Lyon à moins d’une heure de Roanne et achève l’autoroute reliant Bordeaux à Genève via Lyon. Les travaux ont débuté le 28 juin 2008 par le creusement du tunnel de Violay, tunnel souterrain de 3,9 km à Violay. D’une distance de 49,5 km dont 31,5 dans le département de la Loire, cette portion autoroutière relie Roanne à La Tour-de-Salvagny à l’entrée de Lyon via Balbigny et Tarare, un chantier de 1,3 milliard d’euros.

Principales destinations par le train au départ de la gare de Roanne :

Depuis le 9 décembre 2007, la gare a une desserte cadencée comme l’ensemble du réseau TER Rhône-Alpes.

Pour faire face à l’engorgement de la ligne TGV Paris-Lyon, un dossier est à l’étude :

À la fin du XIXe siècle, la desserte entre les différents quartiers de la ville se fait par des voitures publiques tirées par deux chevaux. Face au développement de la population, on installe trois lignes de tramway (Les Canaux – Gare du Coteau, Saint-Clair – Cimetière, Carrefour – Gare de Roanne). Les trams sont inaugurés le 1er janvier 1901. Il serviront jusqu’au 28 novembre 1949. Les premiers autobus font leur apparition en 1934.

La Ville de Roanne et la communauté d’agglomération Roannais Agglomération avec le réseau de la STAR (Société des transports de l’agglomération roannaise) dispose d’un service de transports en commun très dense, géré par Transdev Roanne filiale de Transdev et son directeur Richard Gauthier. Le ticket à l’unité est vendu 1,35 €, le coupon mensuel à 25 € et la carte annuelle « fréquence » à 250 €.

Un pôle d’échanges (accessible aux personnes à mobilité réduite) du côté du quartier Mulsant, adossé à la gare, regroupe l’ensemble des transports urbains et interurbains ainsi que le bus assurant la desserte avec la gare du Creusot TGV en 1 h 30. La gare routière abrite 9 lignes régulières (sur les communes de Balbigny, Neulise, Saint-Martin-d’Estréaux, Ambierle, Renaison, La Gresle, Perreux, Saint-Alban-les-Eaux, Saint-Just-en-Chevalet, Saint-Germain-Laval, Boën, Charlieu, Vougy, Chauffailles, Briennon) et 5 scolaires. En 2008, on estime à 18 000 le nombre d’entrées et de sorties quotidiennes sur le site du pôle d’échanges.

Après avoir chargé pendant plus d’un siècle des millions de tonnes de charbon et de céramique, de sucre et de phosphate, de sable de Nemours, d’eaux minérales de Saint-Galmier, de pâte à bois pour France-Rayonne, de céréale et d’argile, le port cesse toute activité commerciale le 1er juin 1992. Il se reconvertit en 1993 vers le tourisme. Il est proche des commerces du centre de la ville et géré par Suez.

Le prix d’amarrage y est un des moins chers de France.

En 2002, plus de 300 bateaux de plaisance venus de toute l’Europe ont franchi l’écluse et fait escale dans la ville. Le port accueille une centaine de bateaux entre 6 et 38 m.

Depuis juillet 2008, pour favoriser la démocratie participative, les huit quartiers (Clermont, Mulsant, Paris, Arsenal, Le Parc, Charlieu, Bords de Loire, Centre), disposent chacun d’un conseil de quartier de 40 membres résidents élus pour deux ans (24 volontaires, 8 issus des listes électorales, et 8 représentants des associations, institutions et professionnels). Ils sont chacun dotés d’un budget annuel maximum de 5 000 €.

Le plus récent des quartiers de Roanne. Comme son nom l’indique, voit le jour avec la décision le 13 octobre 1916 d’Albert Thomas, alors sous-secrétaire d’État à l’armement, de créer à Roanne un atelier pour produire des obus et des canons lourds. Le projet et la réalisation sont confiés à l’ingénieur Charles Émile Hugoniot. Le 7 janvier 1917, les maires de Mably et des communes environnantes sont informés par le sous-préfet de la construction d’un futur arsenal. Annonce mal accueillie car l’état demande de créer les infrastructures d’une ville : égouts, rues, abattoirs, tramway, écoles, police, octroi, etc.

André Citroën fit un court passage à Roanne (locataire au château de Mably et non pas au château de Matel après avoir occupé la villa de la Martinière) où il supervisera avec une partie de son personnel parisien l’installation d’une chaîne de production entre juin et novembre 1918, ses usines du quai de Javel étant menacées par les allemands (en 1919, André Citroën, absent de Roanne, achète et revend six mois plus tard le château de Mâtel). L’arsenal compte trois bâtiments : Somme, Verdun, Marne sur les cinq prévus.

À l’armistice de 1918, l’arsenal n’a pas atteint son objectif de production car il est encore en construction ainsi que ses cités. Il était alimenté par une importante centrale thermique, par le chemin de fer et par l’eau avec la construction d’un port, vers Bonvert.

Le 1er janvier 1920, l’arsenal met à disposition de la ville de Roanne les locaux de son école publique ouverte en octobre 1918. C’est à partir des années 1950 et l’extension de Roanne que le quartier de l’arsenal va se développer par la construction de maisons et lotissements sur Mably. Les cités ouvrières situées sur les communes de Mably et de Roanne furent construites en même temps que l’établissement à partir de 1917. Celles de Mably furent remplacées par des HLM et des lotissements à partir de 1972-1973 et les maisons de la cité Roanne vendues dans les années 1990.

Du nom de Sébastien Mulsant (1759-1825) et de Jean-Pierre Mulsant (1768-1828), fils de Jeanne-Marie Chevrot (1734-1768) et d’Étienne Mulsant (1733-1795), industriel à Thizy (Rhône). Ce dernier introduisit le coton dans le tissage à la place du chanvre.

En 1817, les 2 fils collaborent à l’achat à la limite du marais de terrains pour y construire de petites maisons individuelles surnommées les « Baraques » (dans le bas de l’actuelle rue Mulsant) où seront installés leurs ouvriers tisseurs. Jean-Pierre Mulsant fait faillite, et Sébastien Mulsant devient en 1796 le maire de Mably.

En 1863, la mairie de Roanne obtiendra l’annexion de ces terrains qui prendront officiellement le nom de faubourg Mulsant.

Le quartier voit l’arrivée des frères Montgolfier en 1823. Ils construisent une papeterie au-dessus de la rivière du Renaison et installe au début de la rue Mulsant un entrepôt. Les papiers fabriqués par les Montgolfier ont pour emblème un phénix. C’est ce nom que Roanne donnera au dépôt qui depuis 1846 a été transformé en orphelinat par les Sœurs Saint-Charles.

Le réseau des CFDL (Chemins de fer départementaux de la Loire) voit le jour en 1901 avec le chemin de fer de la Côte et l’ouverture de la 1re ligne Roanne-Boën. En 1909, il relie Renaison, puis Vichy en 1910. On surnomme ce train le « tacot » : il part de « l’octroi » situé aux Canaux au faubourg Mulsant. En 1936, le CFDL est raccordée à la gare de Roanne et le départ déplacé au 22, rue Mulsant. En 1935, la construction du pont routier des Promenades Populle supprime le passage à niveau de la voie SNCF vers Lyon et Saint-Étienne. Dès 1933 apparaissent les premiers autobus. Ils marquent la disparition progressive de la CFDL.

Aujourd’hui, la vie commerçante du quartier a beaucoup décliné, après l’ouverture fin 1993 à l’entrée de Riorges du centre commercial « Les Portes de Riorges » avec l’hypermarché E.Leclerc. Il reste néanmoins rythmé chaque dimanche matin par le marché de la place Victor-Hugo. Les commerçants réunis dans l’association « Mulsant-Canaux » rencontrent la mairie en juillet 2008 pour lui proposer des idées destinées à redynamiser le quartier : zone bleue, rénovation de l’habitat, espaces verts, résidences pour personnes âgées.

Depuis le 7 mai 2008, le quartier est relié par une passerelle donnant entre le nouveau pôle d’échanges et la gare de Roanne.

Sa croissance récente dans l’histoire, est liée aux implantations industrielles autour du bassin de l’Oudan avec notamment les Papeteries Navarre et la société « le Cuprotextile » fondée le 29 janvier 1925 avec la participation de l’entreprise « Gillet & Fils » fondée vers 1837 par François Gillet. La société « France-Rayonne » arrivera plus tard, en 1940, fruit de la politique de collaboration. En 1928, les enfants de la cité « Gillet » allaient à l’école primaire de l’arsenal par le chemin des écoliers jusqu’à la création dans les années 1930 de l’école route de Charlieu. Elle marque le début du développement du quartier de Mâtel.

Un ancien marécage. Le quartier se développe après 1750, quand Trudaine, un des créateurs du réseau routier en France décide l’aménagement de la route entre Paris et Lyon, future rue nationale puis route nationale 7.

Il se développe vers 1830, une fois installée une passerelle permettant de franchir la rivière du Renaison. Le quartier débutait rue Brison où se trouvait l’importante manufacture de quincaillerie et fabrique de boutons des frères Alcock. Des tanneries comme Fortier Beaulieu et Desbenoit s’installèrent le long de la rivière du Béal, affluent du Renaison. Une filature pris place en 1830 en bordure du collège Jules-Ferry, le bâtiment subsiste toujours comme centre administratif du collège.

Signalons la rue du Moulin-à-Vent ainsi dénommée par la présence d’un moulin construit en 1705 entre les rues de Clermont et l’impasse des Tisseurs. C’était une tour de 8 m de haut et 6,50 m de diamètre extérieur. Son emplacement figure sur un plan des propriétés de la comtesse Catherine Scholastique Bazin de Bezons (1706-1779) vicomtesse de Mably et douairière de la Feuillade (fille de Jacques Bazin de Bezons, 1646-1733), en 1759, avec cette mention : « Où fut un moulin à vent ». Il a donc depuis été démoli. Des traces du passé ne demeure aujourd’hui qu’une haie de charmille, dans le jardin du no 5 de l’impasse des Tisseurs, encore appelée aujourd’hui « la maison du moulin à vent ».

Le faubourg Clermont a longtemps hébergé une population immigrée d’Afrique du Nord dans les grands ensembles HLM du Mayollet. Dans les années 1980-1990, il a fait l’objet de nombreux travaux de démolition et de réhabilitation. Le quartier permet de rejoindre l’autoroute A89 en direction de Thiers et Clermont-Ferrand.

En 1957, on pose la première pierre du « Baticoop » dans le quartier du Parc des Sports. C’est ce que l’on a appelé les « cités-jardin », des logements autour d’un espace vert. C’est dans ce quartier que dans les années 1970 s’implante l’usine Michelin.

Le prix moyen du m² à Roanne en 2016 s’établit ainsi :

En 2011, le salaire moyen d’un ménage roannais est de 2 045 € nets par mois.

Pour certains, Roanne provient de Rod-Onna – Rod que l’on retrouve dans Rhône (qui coule) – et onna (l’eau), d’où l’appellation Rodumna donnée vers 150 par Ptolémée.

Pour d’autres, le nom de Roanne vient d’un dérivé du celte Rodo (le gué) ; là où la Loire commence à devenir navigable, on trouvait un gué permettant aux voyageurs de traverser le fleuve.

Rodumna devient au IVe siècle Roidumna, au Xe siècle Rodona, au XIIe siècle Rohana et Rouanne au XVIIe siècle.

La route de l’étain passait par la vallée du Rhône qui était l’unique voie d’approvisionnement en minerai pour les pays méditerranéens pendant l’âge du bronze. L’étain, venu d’Armorique et de Cornouailles, était transporté jusqu’à l’estuaire de la Loire. De là, il remontait le fleuve afin de rejoindre le Rhône. Ce trajet est attesté par Diodore de Sicile qui, au Ier siècle avant notre ère, parlait d’un périple de trente jours pour atteindre l’embouchure du Rhône.

Certaines sources suggèrent un passage par Roanne, d’autres par la route du Puy-en-Velay et le col du Roux, près de Saint-Cirgues-en-Montagne. Trafic qui n’était pas sans risque comme en témoigne l’hypogée de Roaix, daté de la fin du chalcolithique. Situé au quartier des Crottes, il contenait 30 corps qui tous portent des traces de blessures ou de traumatismes mortels, résultat d’une guerre locale liée au trafic de l’étain.

Le commerce de vin italien entre Rhône et Loire est attesté au IIe siècle av. J.-C. dans la région de Roanne.

Le bourg gallo-romain de Rodumna fut fondé vers 150 av. J.-C. ; il s’agissait alors d’un village gallo-romain d’importance secondaire, principalement construit en bois et en terre.

La ville s’organisait autour des deux grandes voies romaines, Lugdunum (Lyon) – Mediolanum Santonum (Saintes) et Augustodunum (Autun) – Ruessio (Saint-Paulien), qui traversaient Rodumna, les édifices publics, les thermes et les temples furent construits au carrefour de ces deux voies (actuelle place de Lattre de Tassigny).

Au IIe siècle av. J.-C., sa superficie s’étendit de 10 à 40 hectares pour une population qui passa de quelques centaines à près de 3 000 habitants.

Rodumna apparaît dans les textes romains sur la table de Peutinger sous la forme Roidumna.

À la suite de la première incursion des Alamans (257-259), l’armée romaine construit ou réinvestit d’anciennes places-fortes. La défense de réseau routier est assuré par des contingents Sarmates et Taïfales. Un deuxième raid des Alamans en 267, suivi d’un raid mené par la coalition des Francs et des Suèves en 275-277 achèvent de ravager le pays.

Siège d’une importante paroisse avec l’église Saint-Étienne et du baptistère Saint-Jean-Baptiste, Rodumna est dépeuplée au IVe siècle.

Ainsi, la récurrence des toponymes dérivé de SARMATAS (Sermaize, Sermaise, Sermizelles) et la mention d’un préfet des Sarmates en Gaule indiquent, selon toute vraisemblance, l’installation sur des zones publiques du fisc romain de colonies militaro-agraires constituées de Lètes sarmates. Ces unités d’élites de cavaliers-archers, regroupées autour d’un camp à Luré, fondèrent des villages (Sarmatiae) pour y installer leurs familles, cultivèrent la terre tout en assurant la surveillance du réseau routier.

Des fouilles ont révélé des sarcophages datés des temps mérovingiens qui ont livré peu de renseignements.

Le château de Roanne, dont seul subsiste aujourd’hui le donjon, est édifié au XIe siècle par Bérard de Roanne, seigneur des châteaux de Roanne et du Crozet, des terres de Cordelle et de Vernay.

Les premières traces d’un établissement d’accueil et de soins à Roanne remontent à 1317. Une petite maison, dénommée « La Frarie », faisait alors office de lieu d’accueil pour les pauvres, pour les prêtres et religieux de passage et pour les malades.

Vers la fin du XIIe siècle, la famille des seigneurs tombe. Deux branches se partagent la succession :

Durant la Renaissance, Roanne est une ville moderne avec près de 7 000 habitants.

C’est durant le règne d’Henri IV que se développe le bourg. Outre le quartier du château dénommé aujourd’hui « centre ancien », se construisent le Bourg Neuf et le Bourg Basset qui s’étend jusqu’à la Loire.

En 1610 les jésuites et le père Coton fondent un collège, aujourd’hui le lycée Jean Puy.

En 1630, Roanne n’est pas épargnée par une terrible épidémie de peste. À la suite de ce fléau, les mariniers construisent une chapelle dédiée à leur patron, Saint Nicolas, qui est encore de nos jours un lieu de réunion et de culte.

Le Roannais est érigé en duché en faveur de Artus Gouffier de Boissy, puis de François d’Aubusson de la Feuillade.

Les puissantes corporations ouvrières des mariniers et des charpentiers, tout en défendant leurs intérêts accompagnent le développement et la prospérité de la ville jusqu’à l’apparition de l’industrie au XVIIIe siècle.

Le port prospère, agrémenté de logis et hostelleries à l’intention des voyageurs et négociants.

Vers 1762, la région roannaise se spécialise dans la filature et le tissage du coton qui emploie les enfants pauvres de la maison de Charité.

On construit à Roanne le premier port sur la Loire pour transporter le charbon arrivant de la région de Saint-Étienne.

Des mariniers indépendants exploitent ce qu’on appelle des « cabanes » ou « coches de Loire » (sortes d’embarcations à voile) avec des voyageurs parfois célèbres comme Madame de Sévigné ou le duc de Richelieu. Ils peuvent rejoindre Paris par le canal de Briare. Arrivées à bon port ces embarcations sont souvent détruites et le bois vendu (le fleuve n’étant navigable que dans un sens).

Le bâtiment de la sous-préfecture fut construit en 1770 par l’architecte lyonnais Jean-Antoine Morand, pour l’intendant Jacques de Flesselles. De son passé de banque, l’hôtel conserve toujours une chambre forte encore en place dans les murs sous le grand escalier d’honneur.

Le 9 septembre 1792, une troupe de vétérans, de grenadiers et de gardes nationaux, venant de Lyon où ils ont massacré six officiers du 5e régiment de cavalerie et trois prêtres, avaient l’intention de faire subir le même sort aux cent détenus de la prison de la ville. Le maire de Lyon, Louis Vitet, est arrivé avec regroupe trois bataillons de gardes nationaux lyonnais et réussit à empêcher cette répétition des massacres de septembre à Roanne.

Après la Révolution française, la ville s’organise et installe les diverses administrations dans les biens religieux confisqués le tribunal dans le couvent des ursulines.

Le principal commerce se fait par la Loire. On construit des bateaux grâce aux bois légers des Monts environnants. On expédie les vins de la côte roannaise, les toiles d’Amplepluis et de Thizy ou le coton filé.

Face à la demande croissante de l’industrie et du transport de charbon, la Loire devient insuffisante. Pour améliorer la capacité de transport, on décide la réalisation de grands travaux.

Jusque là, la Loire s’écoule à Roanne, en deux bras :

Ainsi depuis 1634, les deux bras du fleuve étaient reliés par deux ponts de bois souvent détruits par les crues qui envahissent la ville.

Devant l’ampleur des travaux envisagés, après d’importantes tergiversations et autres retards dus à la crue de 1790, les plans de l’ingénieur Pierre Benoît Joseph de Varaigne sont finalement acceptés. Le chantier débute en 1792.

Une digue destinée à dévier le fleuve par le seul bras droit est mise en place. Le pont de pierre sur la Loire ou « Pont du Coteau » est construit sur le bras droit et achevé en mai 1834.

Entre-temps, deux banquiers roannais, Devillaine et Merle s’associent à quatre confrères helvétiques au travers de la « Société Franco-Suisse ». Ils s’installent avec François Populle dans ce qui est aujourd’hui la sous-préfecture, d’où le nom de « carrefour helvétique » donné à l’intersection des actuelles rues Jean-Jaurès et Anatole-France. En face à cet endroit se trouvait aussi jadis le « café helvétique ».

Les banquiers obtiennent en 1827, la concession du canal latéral Roanne-Digoin. Ce dernier est creusé sur le bras gauche de la Loire et achevé en 1837. En 1838, on aménage le port et les rives.

Jusqu’en 1858, le port de Roanne est le deuxième port français. 250 000 bateaux (les « rambertes ») transitent en provenance de Saint-Rambert. Il transportent 12 millions de tonnes de charbon, acheminés vers Orléans, Paris et l’estuaire de la Loire.

Au début du XXe siècle, le port compte 600 000 tonnes de matériaux transportés : charbon, vins, huiles, tissus, briques et tuiles, etc. Son fret atteint son apogée en 1917.

L’ingénieur Léonce-Abel Mazoyer est chargé de la modernisation du port de Roanne et de sa desserte ferroviaire de 1890 à 1905. Un viaduc sur la Loire construit en treize mois est inauguré en 1858.

Roanne ayant refusé l’entrée du chemin de fer dans la ville, c’est sa voisine du Coteau qui est desservie par le chemin de fer depuis le 15 mars 1833, avec la liaison d’Andrézieux-Bouthéon, 3e ligne de France.

Une nouvelle voie ferrée en direction de Paris par le nord et Saint-Germain-des-Fossés est achevée le 7 juin 1858. La gare construite par la compagnie du Paris-Orléans, est mise en service par le PLM à la même date.

En 1864, Roanne est la quatrième ville décorée de la Légion d’honneur par Napoléon III. Cette distinction marque la reconnaissance de l’action du maire François Populle qui s’était opposé au pillage de Roanne par les autrichiens après les désastres de 1815.

De 1865 à 1874, on édifie l’hôtel de ville à l’emplacement de l’ancien couvent des capucins. Quelques années plus tard s’élève à proximité le théâtre à l’italienne où sont toujours montés des spectacles.

Entre 1874 et 1918, on remblaie l’ancien lit principal et on aménage la place de la Loire avec les matériaux de démolition de la ville.

Le pont sur la Loire est pavé en 1889. Le tramway est installé en 1901. En 1909, les câbles électriques destinés à alimenter Roanne sont installés depuis l’usine de Pincourt du Coteau.

Après le tramway, et le « tacot » du faubourg Mulsant, les premières automobiles feront leur apparition vers 1934. Pour faire face à l’évolution de la circulation le pont a depuis été élargi.

Lors de la bataille de France en 1940, le préfet Langeron fait évacuer une partie des archives de la préfecture de police de Paris par péniches à vapeur. L’une d’elle se retrouve bloquée, lors des derniers jours de la retraite française devant l’avance allemande, à Roanne. En 1941, le maréchal Pétain est en visite à Roanne pour accueillir un convoi de prisonniers.

En 1983, un nouveau pont rocade (N7) sur la Loire permet le contournement de la ville.

Les armoiries de Roanne se blasonnent ainsi :

D’azur au croissant d’argent, surmonté d’une croix de la Légion d’honneur au naturel.

La devise de la ville est « crescam et lucebo » (« je croîtrai et je luirai »).

La commune est le chef-lieu de l’arrondissement de Roanne et fait partie de la 5e circonscription de la Loire.

Depuis 1973, la ville est subdivisée en deux cantons.

Jusqu’en mars 2015, il s’agissait des cantons de Roanne-Nord et de Roanne-Sud. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est désormais divisée entre le canton de Roanne-1 et le canton de Roanne-2.

De 1994 à 2012, Roanne était la principale commune et le siège de la communauté d’agglomération Grand Roanne Agglomération qui comprenait également Commelle-Vernay, Le Coteau, Mably, Riorges et Villerest, et regroupait 68 190 habitants au recensement de 2009.

À la suite de la fusion du Grand Roanne Agglomération avec d’autres intercommunalités, la ville est depuis le 1er janvier 2013 la ville-centre de la nouvelle communauté d’agglomération Roannais Agglomération qui regroupe 40 communes et un peu plus de 100 000 habitants.

Les personnalités exerçant une fonction élective dont le mandat est en cours et en lien direct avec le territoire de la commune de Roanne sont les suivantes :

Avec le projet de réforme de la carte judiciaire en 2007 et la fermeture du tribunal de Montbrison, le tribunal de grande instance de Roanne voit sa position renforcée.

À Roanne se trouve :

Le barreau de Roanne réunit 41 avocats, il est présidé par maître Roland Vignon.

Un centre de détention dans le quartier de Mâtel accueille environs 600 détenus (dont 90 femmes) et emploie 250 personnes. Il a été inauguré le par Rachida Dati et François Fillon. Les 14 premiers détenus sont arrivés le .

L’histoire de la ville est étroitement liée à celle de ses prisons : de Mandrin qui s’évada en 1754 de la prison du château à Claude Berri qui tourna des scènes du film Uranus en 1989, dans les cellules désaffectées de la rue Jean-Macé.

La gendarmerie de Roanne installée à la caserne Combe est dirgée depuis août 2016 par le commandant Mathieu Douis. La compagnie compte 123 personnes réparties en cinq communautés de brigades, un peloton de surveillance et d’intervention et une brigade de recherche.

La police nationale de Roanne, est dirigée depuis mars 2016 par le commandant Marc Selvini qui assure actuellement l’intérim jusqu’à la nomination d’un successeur.

La police municipale de Roanne compte 16 policiers municipaux armées.

Mably, commune limitrophe de Roanne, abrite la CRS 34 qui compte 150 fonctionnaires.

Le sous-préfet de Roanne est Christian Abrard depuis juin 2016.

La ville de Roanne compte 177 caméras de surveillance.

En 2011, la commune de Roanne a été récompensée par le label « Ville Internet @@@@ ».

La commune est labellisée « 3 fleurs » au concours des villes et villages fleuris.

L’évolution du nombre d’habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d’information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d’une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d’une enquête par sondage auprès d’un échantillon d’adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans.

En 2014, la commune comptait 35 200 habitants, en diminution de -4,52 % par rapport à 2009 (Loire : 1,48 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

Avec 104 000 habitants, l’aire urbaine de Roanne se situe au 88e rang français (Insee). Si certaines communes de l’aire urbaine de Roanne voient leur population progresser, la ville de Roanne a connu une forte baisse démographique depuis 30 ans. Cependant, un renversement démographique s’est opéré entre 2007 et 2008 avec une hausse de plus de 200 habitants en un an.

En 2013, la population de 35 507 habitants, comprenait 16 145 hommes et 19 362 femmes :

Écoles maternelles publiques

Écoles maternelles privés

Écoles primaires publiques

Écoles primaires privés

Collèges publics

Collèges privés

Lycées publics

Lycées privés

Plusieurs établissements privés ou publics proposent des formations par l’apprentissage du CAP à un diplôme de l’enseignement supérieur.

Les commerçants de la ville de Roanne sont représentés par l’association « Vitrines de Roanne » qui totalise 200 adhérents. Présidée par Frédéric Dalaudière, elle a reçu en janvier 2008, le « panonceau d’or » récompensant au niveau national les unions commerciales les plus innovantes et entreprenantes.

On distingue quatre grands pôles commerciaux :

En 2011, la ville de Roanne débute le chantier de rénovation du centre-ville baptisé « Roanne Cœur de cité ». La principale action de ce projet est de rénover les rues piétonnes (Charles de Gaulle et Maréchal Foch), la place du Marché et en 2013 la place des Promenades Populle.

En 2014, la municipalité lance un grand projet urbain avec la construction d’un futur centre commercial de centre ville de 12 500 m2.

La ville a subi une profonde crise économique dans les années 1970 lorsque l’État diminue ses activités d’armement. Dans le textile, c’est aussi la crise avec le début de la concurrence étrangère à bas coûts.

Le premier conseil municipal se déroule le 27 octobre 1874 dans une salle qui deviendra plus tard la salle Charles-de-Gaulle. Aujourd’hui il s’y tient encore.

La fontaine place de l’hôtel de ville est l’œuvre de Charles-Louis Picaud. Elle rend hommage au maire François Populle qui avec l’aide de 20 000 paysans défendit la ville en 1814 face aux Autrichiens. Cet acte de courage valut à Roanne la croix de la Légion d’honneur sur décret de Napoléon III le 4 mai 1864.

En 1767, Jacques de Flesselles fera appel au célèbre architecte-urbaniste lyonnais Jean-Antoine Morand (futur créateur du quartier des Brotteaux à Lyon) pour la construction de cette magnifique demeure, qui fut terminée en 1770. L’hôtel de la sous-préfecture abrite entre autres, un salon Louis XV octogonal à la décoration classé monument historique et comportant de très belles boiseries, un plancher marqueté et à chacune des quatre portes, serrure et clé représentant les signes d’un jeu de cartes. Ce salon était utilisé jusqu’en 1981, comme bureau du sous-préfet.

Inscrit partiellement aux monuments historiques.

Ancien hôtel de François Claude de Valence de Minardière, conçu par l’architecte roannais De Lavoipierre, le bâtiment est acheté en 1892 par Joseph Déchelette. Le musée est créé en 1844 par l’archéologue Joseph-Antoine-Fleury-Léonard Mulsant (1790-1851 ; fils de Sébastien Mulsant, un des créateurs à Roanne du faubourg Mulsant). Joseph Déchelette en fut le conservateur jusqu’à sa mort en 1851. Après la mort au front de Déchelette en 1914, sa veuve le cède à la ville en 1923.

L’amateur d’art et d’histoire verra les collections archéologiques de Joseph Déchelette et ses successeurs (art et artisanat celtique et gallo-romain), d’importantes collections artistiques du XVe au XXe siècle avec bien sûr plusieurs toiles de Jean Puy, mais aussi de Maurice Tête, Maurice Aubret, Michel Degenne, etc., une exposition permanente d’art africain sous les combles réaménagés, et une autre exposition permanente consacrée à la céramique artistique contemporaine. Enfin, il verra une collection de céramiques révolutionnaires inaugurée le 23 juin 1989 par le président de la république François Mitterrand lors du bicentenaire de la Révolution. On peut aussi consulter de nombreux ouvrages et documents dans la bibliothèque attenante, créée par Déchelette lui-même.

Cette maison médiévale située dans le centre historique accueille régulièrement diverses expositions temporaires d’artisans d’art de la région roannaise ou de régions extérieures.

Elle ouvre ses portes en 1997. Imaginée par l’architecte Jean-Louis Godivier, elle offre un lieu pour la lecture, la découverte et l’échange. Elle met à la disposition du public plus de 120 000 documents imprimés, sonores audiovisuels et multimédia à emprunter et à consulter ainsi que des accès internet. Elle s’appuie sur des collections encyclopédiques et pluralistes et favorise l’accès aux différentes formes d’expressions culturelles.

L’histoire du cinéma à Roanne remonte à 1908, avec l’ouverture de la première salle, l’Eden, Place de l’Hôtel de Ville. D’autres cinémas verront le jour comme le « Z », aujourd’hui remplacé par la discothèque « Le Thé Dansant », « L’Empire » rue Charles-de-Gaulle, disparu, le « Médian » (anciennement « Majestic », rue Anatole France) récemment fermé en 2007, et le « Marivaux » devenu « L’Espace Renoir ».

Construit en 2007, « Le Grand Palais » dans le quartier rénové de la gare propose 9 grandes salles (1 900 fauteuils). Conçu sur le modèle des multiplexes (écrans géants, séances nombreuses toute la journée, haute qualité d’image et de son), toutes ses salles sont accessibles aux personnes handicapées. Il remplace les cinémas le « Médian » et « Le Palais des Fêtes ». Ce dernier, en plus d’un cinéma, fut un dancing très fréquenté et un haut lieu du music-hall dans les années 1960 – 1970 (Maurice Chevalier, Édith Piaf, Charles Aznavour, Johnny Hallyday, Sylvie Vartan… s’y sont produits), avant de devenir uniquement un cinéma en 1976.

« L’Espace Renoir » est classé Art et Essai. Un collectif d’associations réunies sous le nom de « Ciné rivage » (800 adhérents en 2008) acquiert progressivement la salle ex-cinéma « Marivaux ». « L’Espace Renoir » ouvre le 15 février 1989 avec la venue de Paul Grimault et la projection de son film « La Table tournante ». Le 22 septembre 1998, les locaux sont définitivement achetés, ce qui permet d’ouvrir une salle de 446 places; Elle est inaugurée avec la venue du roannais Pierre Chevallier (directeur de l’unité de programme fiction la Sept-Arte) et par la projection du film « La Vie rêvée des anges ». Le cinéma sera rénové durant l’été 2002, et inauguré par le cinéaste roannais Pierre Étaix, dont la grande salle porte aujourd’hui le nom. En 2008, le cinéma a enregistré 48 000 entrées.

La ville dispose d’un théâtre à « l’italienne ».

Sur décision du maire Alexandre Raffin, il fut construit en 1884 par l’architecte Barberot et inauguré en 1885 par une représentation du Barbier de Séville.

Le Théâtre fait l’objet d’une lourde rénovation de 1987 à 1989. Restauré et modernisé, il offre aux spectateurs un cadre élégant et aux artistes un outil adapté aux nécessités d’aujourd’hui. D’une capacité de près de 560 places, il offre un nouveau programme culturel chaque saison.

De novembre 2012 à 2014, Abdelwaheb Sefsaf est directeur du théâtre municipal, il est remplacé par Anne-Marie Barret en octobre 2014.

Le « Scarabée » est un bâtiment conçu en 2008 par l’architecte Alain Sarfati. Il accueille sur la commune voisine de Riorges, un grand nombre de manifestations : salons, spectacles, concerts, conventions d’entreprises, séminaires, congrès, assemblées générales.

Quelques chiffres à propos de la salle du Scarabée : 6 600 m25 500 places23 millions d’euros d’investissements de la part de Grand Roanne Agglomération. La gestion et l’organisation ont été confiées à l’entreprise internationale GL Events dirigée localement par Laurence Bussière.

Le Scarabée est inauguré le 8 décembre 2008 par un concert de Charles Aznavour.

Toutes animations confondues, il a attiré plus d’un million de visiteurs depuis 2008.

Inauguré en 1994, relié à l’ensemble du réseau navigable français et situé en plein centre ville. Fréquemment utilisé comme lieu de résidence pour quelques étrangers venus d’Angleterre, d’Irlande et de Nouvelle-Zélande, c’est aussi le point de départ d’une balade sur le canal tranquille. Dans le cadre du développement des activités fluviales et touristiques, un système de location de bateaux électriques sans permis a été mis en place pour emprunter les voies fluviales en famille ou en groupe. La location de vélo est aussi possible pour découvrir Roanne au départ du port.

La visite du Centre Ancien est proposée le mardi matin à 10h30 en juillet et en août et sur réservation pour les groupes. Elle permet aux visiteurs de découvrir les empreintes laissées par l’homme bien avant nous, à travers les fours de potiers gallo-romains, le château et son donjon du XIIe siècle inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques, l’église Saint-Étienne et son vitrail du XVIe siècle.

Le lac de Villerest est le lac le plus vaste posé sur la Loire puisqu’il s’étend sur 36 km et a une superficie de 770 ha De nombreux loisirs aquatiques et activités (aire de jeux, activités nautiques, mini-golfs, baignade surveillée) sont proposés sur cette retenue d’eau pourvue d’un barrage long de 469 m.

À cinq minutes de Roanne, on peut embarquer à bord du Train Touristique des Belvédères pour une promenade commentée d’une heure et quart en longeant le fleuve Loire. Cette balade offre une vue imprenable sur le lac du barrage de Villerest et sur les paysages roannais. Ouvert d’avril à octobre, un programme d’animations est aussi disponible.

Sur 40 hectares en bords de Loire, la Gravière aux oiseaux offre un lieu de découverte de la flore et de la faune sauvage avec son observatoire, ses affûts et son sentier pédestre. L’ancienne grange-étable, rénovée en bâtiment d’accueil, propose une muséographie et accueille des expositions. Visites guidées à la découverte de la faune et de la flore les mercredis du mois de juillet de 20 h à 22 h.

Entre le canal de Roanne à Digoin et la Loire, le site des Gravières accueille les amoureux de la nature autour de 30 hectares de plans d’eau. Isolées dans leur écrin de verdure, les gravières sont visitées par différentes espèces emblématiques.

En 2014, la commune de Roanne bénéficie du label « ville fleurie » avec « trois fleurs » attribuées par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris.

On peut y voir le buste en marbre de François Populle réalisé par Nicolas Lescornel ainsi que le couple Les Pauvres Gens de Charles-Louis Picaud. Après avoir hébergé le nœud central du réseau de bus, dans les années 1970, c’est aujourd’hui un parc agréable. Le kiosque à musique est toujours présent. Le jardin dispose d’un parc de jeux pour enfants.

Loire en Fête a lieu un week-end au mois de juin avec animations sportives, activités nature, fêtes et découverte à vivre en famille, tout au long du fleuve Loire.

Depuis 2012 soccer socks online, le salon du Printemps, du Tourisme et des loisirs se décline en plusieurs thèmes : maison, jardin, gastronomie, bien-être… Un espace est entièrement réservé au tourisme et loisirs dans la Loire.

Le Tour cycliste du Pays Roannais a lieu chaque année en juillet.

Tout Roanne Court a lieu chaque année en mars, il voit plus d’un millier de coureurs fouler le macadam du centre-ville.

La Fête du Cheval a lieu en octobre.

La Foire du Roannais est organisée en octobre au Scarabée. Ameublement, décoration, équipement ménager, bien-être, gastronomie.

La Fête du Charolais est à découvrir le dernier week-end d’octobre. « De la fourche à la fourchette » , plus de 450 bovins à découvrir, concours d’animaux reproducteurs, dégustation de viande charolaise.

Roanne Table Ouverte (R.T.O.) est un festival qui allie culture et gastronomie sous forme de centaines de dîners spectacles durant le mois d’octobre. Il a fêté ses 13 ans en 2015. Pendant un mois des artistes de toutes disciplines – théâtre, musique, danse, cabaret…- se produisent dans les restaurants du Roannais en associant leur créativité à celles des chefs et des artisans-producteurs-locaux.

Le Salon de la Gastronomie du Coteau est organisé au Scarabée en novembre.

La Marche Roanne-Thiers a lieu chaque année le premier samedi de décembre, depuis 1925, avec 4 parcours proposés : Thiers-Roanne (57 km), Thiers-Moulins (40 km), Thiers-Saint-Just-en-Chevalet (32 km) et Moulins Chérier-Roanne (16 km).

La traditionnelle « Foire froide » se déroule le premier samedi de décembre au port de Roanne.

Les folies textiles, chaque année durant 3 jours, en avril et octobre, les entreprises de textiles et de bonneterie de Roanne organisent un grand rassemblement de ventes en direct d’usines.

Le meeting aérien international a lieu le premier week end de septembre les années pair, sur le site de l’aéroport de Roanne. Il est organisé par l’association ICAR.

Festival International du Ciné-Court Animé, festival international du court-métrage d’animation se déroulant fin mars, depuis 2010.

La Science-fiction contre attaque (Les gardiens de la SF) est une convention – exposition basée sur la culture jeux, science-fiction, manga, bande dessinée. à l’Espace Congrès de Roanne.

Roanne-plage est proposé pour profiter en juillet et août du farniente sur une plage de sable aménagée aux pieds de la Capitainerie entre le canal et la Loire, de juillet à septembre.

Roanne est le premier ambassadeur du vignoble de la côte-roannaise. Ces vins rouges (et rosés) en provenance des coteaux environnants de la côte-roannaise sont ciselés sur 200 ha, répartis sur 14 communes et classés AOC avec une production annuelle de 10 000 hectolitres. Certainement d’origine gallo-romaine ils sont issus du seul cépage Gamay appelé ici Saint Romain cultivé sur des sols granitiques.

L‘École des Trois Ponts de René Dorel située dans la Villa Beaulieu sur la commune voisine de Riorges, accueille chaque année 200 à 300 étrangers désireux de parfaire leurs talents culinaires et leur pratique de la langue et de la culture française.

Auguste Pralus invente en 1955 la Praluline. Spécialité culinaire de Roanne, cette brioche aux pralines est confectionnée à base d’amandes et de noisettes. Le fils d’Auguste Pralus, François, est sacré meilleur chocolatier de Paris par la rédaction de Gault et Millau. La boutique roannaise se trouve depuis 60 ans dans les rues piétonnes.

En 1930, un bourguignon Jean-Baptiste Troisgros et son épouse Marie (Mémé Forte ! comme se plaît à l’appeler son petit-fils Michel), reprennent face à la gare l‘Hôtel-Restaurant des Platanes. Ils le rebaptisent à l’époque Hôtel Moderne. Aujourd’hui La Maison Troisgros affiche toujours trois étoiles au Guide Michelin sans discontinuer depuis 1968.

L’hôtel (5 étoiles) est membre de Relais & Châteaux depuis 1966.

En 2007, le guide américain de référence Zagat a élu La Maison Troisgros « Meilleur restaurant du monde ».

La place devant le restaurant porte le nom de Jean Troisgros, décédé en 1983. Elle est ornée d’une œuvre du sculpteur Arman et représente un empilage de fourchettes.

Michel Troisgros propose également une cuisine traditionnelle dans un autre restaurant à Roanne, Le Central (surnommé L’Annexe), sur le cours de la République toujours face à la gare. Michel Troisgros exporte la cuisine de Roanne, à Iguerande avec La Colline du Colombier, à Paris, à Moscou et à Tokyo.

C’est dans cette fameuse maison et dans la région de Tarare (Rhône) que furent tournées certaines séquences du film d’Étienne Chatiliez en 1995 Le bonheur est dans le pré avec Michel Serrault et Eddy Mitchell.

Virgin Radio a cessé ses émissions locales le 1er juillet 2011. Le Comité Technique Audiovisuel a choisi de combler ce manque en autorisant 2 nouvelles radios locales à émettre sur Roanne, Activ Radio (Radio Musicale Commerciale) et RVR Radio Val de Reins (Radio Associative). Par ailleurs Radio Scoop, Chérie FM et NRJ proposent dans le département, des informations locales.

Le centre hospitalier, actuellement sous l’administration provisoire de trois conseillers généraux des établissements de santé, membres de l’inspection générale des affaires sociales, est l’hôpital de référence du territoire de santé Ouest de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Il emploie, en 2014, environ 2 200 personnes – dont un peu plus de 200 médecins. Il regroupe toutes les spécialités cliniques (médecine, cancérologie, chirurgie, gynécologie obstétrique, pédiatrie, psychiatrie, soins de suite et de réadaptation, long séjour…) ; sa capacité est de 1 036 lits et places. Il dispose d’une maternité de niveau 2, où naissent chaque année environ 2 000 bébés. L’hôpital a, dès 2002, bénéficié du plan national d’investissement immobilier Hôpital 2007, avec pour conséquence une profonde transformation architecturale. Les nouveaux bâtiments de la première phase des travaux ont été livrés en juin 2009. Le bâtiment Odile et Raoul Chattot accueille la réanimation, l’unité de soins intensifs de cardiologie, les hospitalisations de chirurgie ainsi que le plateau technique avec des équipements de pointe. Le pôle Femme-enfant, implanté dans le bâtiment Jeanne de la Mûre, accueille la pédiatrie, la néonatologie, l’obstétrique, la gynécologie et les unités d’hospitalisation de la femme et de l’enfant. Le service des urgences, actuellement en cours de reconstruction, ouvrira ses portes d’ici l’été 2015.

Selon le magazine L’Express, qui publie en janvier 2009 le classement des hôpitaux les plus sûrs de France, sur 223 classés de plus de 300 lits, le centre hospitalier de Roanne figure à la 173e place.

Toujours selon cette enquête, sur 324 cliniques classées de plus de 100 lits, la clinique du Renaison se situe à la 261e place.

La ville compte près de 15 000 licenciés, pour 165 clubs et 52 disciplines.

Loire Nord Football Club (LNFC) est né en 2007 de la fusion du CSADN Roanne Mably et de Roanne Foot créés en 1945. Le club est présidé par Patrick Ramelet. Il compte en 2010 une équipe séniors en Division Honneur Régionale (DHR), une équipe séniors en Excellence Loire et une équipe en 1re série du district (1re série Roanne). Le club dispose d’une école de foot (U7/U9/U11) labellisé FFF et de plusieurs équipes dans chaque catégories des U13 jusqu’en séniors et ainsi que d’une équipe critérium.

Palmarès : Coupe de la Loire 2009 et 2012.

Le cyclisme à Roanne est représenté par le Vélo Club Roannais (VRC) et le Club Routier des 4 Chemins de Roanne (CR4C) créé en mars 1925 au carrefour des 4 rues (Saint Romain, Mulsant, Lafarge – actuelle rue Saint-Alban – et la rue des Elopées – actuelle rue Joanny-Augé). Le CR4C est champion de France de DN1 en 2008. C’est ce dernier qui est encore à l’origine de la course textile du quartier Mulsant, une animation très populaire.

Anciennement, les Roannais amateurs de courses cyclistes se retrouvaient au vélodrome des Cerisiers au faubourg Clermont pour des courses sur piste.

Historiquement, la première épreuve du Tour de France 1903 passe une première fois à Roanne le 1er juillet 1903 lors de la 1re étape Paris (Montgeron) – Lyon (467 km). Le premier Roannais à s’illustrer dans la grande boucle est Joseph Normand en 1921 (23e au classement général sur 38 coureurs).

L’équipe de rugby à XIII : le Racing Club de Roanne XIII est créée le 30 juin 1934. Le club est l’un des dix fondateurs de la discipline aux côtés de l’ex-quinziste international Jean Galia. La nouvelle équipe participe au premier championnat de France en 1934 en se classant 2e. Le club remporte ses premiers titres nationaux en 1938 et 1939 contre Villeneuve-sur-Lot. Au total il a été cinq fois champion de France (1939, 1947, 1948, 1960, 1986), deux fois vainqueur de la Coupe (1938, 1962) et trois fois finaliste (1962, 1971, 1984). L’équipe doit beaucoup à l’industriel textile, Claudius Devernois, son président durant près de 30 ans. En 2008, faute de finances suffisantes (subventions municipales données au rugby à XV, voir plus bas), l’équipe présidée par Bernard Vizier évolue en « Région » dans une poule comptant quatre équipes should you tenderize steak.

L’équipe de rugby à XV s’est créée vers 1899 au lycée de garçons (qui deviendra plus tard le lycée Jean-Puy). Mais c’est en 1902 qu’un club de rugby voit le jour dans notre ville : le Stade Roannais. Le palmarès : en 1927-1928 : Champion de France Promotion d’Honneur contre Carmaux victoire 6 à 3, en 1927-1928 : Champion Honneur contre Carmaux victoire 6 à 3, 1951 : Montée en 1re division, 1953 : 1/4 de finale Championnat de France perdu contre Mont de Marsan, 1964 : 1/4 de finale Championnat de France Juniors B perdu contre Dax, 1976 : Montée en 1re Division groupe B, 2006 : Labellisation de l’École de Rugby par la FFR, 2007 : Champion du lyonnais contre Pont-de-Vaux victoire 22 à 13 retour en F3.

L‘ASR XV présidée par Vincent le Gallic accuse en 2008 un déficit conséquent de 120 000 € compensé par une subvention municipale annuelle et définitive portée à 70 000 € et une avance de 50 000 € remboursable sur cinq ans. L‘ASR XV propose une école de rugby.

Le club « Mâtel-Sport-Canoë-Kayak » est implanté dans la base nautique René Captier en contrebas de la levée de la Loire, près des jardins ouvriers du faubourg Clermont. Il a été créé en 1948 par le comité d’entreprise de l’usine de textiles artificiels de Mâtel (disparue aujourd’hui). La section Canöé-Kayak de Roanne est l’un des plus importants clubs de course en ligne de la région Rhône-Alpes. Le club se déplace sur toutes les compétitions inter-régionales et nationales organisées par la Fédération française de canoë-kayak. « Mâtel Sport-CK » pratique occasionnellement la descente de rivière et consacre l’essentiel de ses activités à la randonnée d’initiation sur la Loire et surtout à la « course en ligne ». Cette discipline se pratique en vitesse sur 200, 500 ou 1 000 mètres, en fond sur 5 kilomètres (quatre distances communes à toutes les catégories sauf minimes et plus jeunes) et en marathon sur 35 km (pour les séniors). Le club accueille les mercredis et samedis après-midi à 14h.

René Captier, qui donne son nom à la base du club, en était un des fondateurs. Il a disparu dans un accident de la route en 1973 stainless steel lemon squeezer.

Le club Aviron Roanne Le Coteau (ARC ou encore LVEEN), avec plus de 150 adhérents, est le plus important des 4 associations de rameurs de la Loire. Le club a fêté son centenaire à l’automne 2009.

Le Club des hockeyeurs roannais a été fondé en 1977.

Le Golf du Roannais, présidé par Henri Drajnudel est situé à Champlong, sur la commune limitrophe de Villerest.

Aux abords du parcours, se situe le restaurant du Château de Champlong dans une somptueuse demeure du XVIe siècle. La bâtisse a appartenu à César Auguste Michelin en 1854, avant d’être cédée en 1891 à la famille de l’industriel papetier Jules Rabourdin, puis rachetée en 1993 par le chef-restaurateur Olivier Boizet.

Le club Loire Nord Tennis de Table (LNTT). Le club est présidé par Philippe Ducrozet et entraîné par Yan Feng FAN. Il est le résultat d’une fusion en 2002 entre Le Coteau Tennis de Table et L’AS Roanne TT. Parti de Régionale 1 en 2002, le club a accédé pour la première fois de son histoire au terme de la saison 2012/2013 à la Pro B soit le meilleur niveau masculin en Rhône Alpes. Le club labellisé 4 étoiles par la FFTT, avec plus de 150 adhérents et 10 équipes seniors, est le club numéro 1 de la Loire.

En 2009, le club s’est qualifié pour les 8e de finale de la Coupe d’Europe.

Le Club de Badminton de Roanne (CBR) est présidé depuis l’automne 2016 par Corentin Strino, il est affilié à la FFBAD et membre de la Ligue Auvergne-Rhône-Alpes (Aura) ; plusieurs tournois officiels divers sont organisés tout au long de l’année sportive (sept à sept), trois équipes d’inter- Clubs obtiennent de bons résultats; en 2016, l’équipe de D1 passe en Régional ce qui représente une grande évolution pour le CBR.

Le CBR a sa salle de sport attitrée tout au long de l’année, grâce à la réalisation d’aménagements importants du gymnase Fontalon à l’été 2016[réf. nécessaire].

Le Club Athlétique du Roannais (CAR) est présidé par Frédéric Augagneur. Il accueille les débutants comme les confirmés, dès 6 ans. Il possède une école d’athlétisme forte de plus d’une centaine d’enfants âgés de 6 à 10 ans, pour un total de 487 licenciés. Il fait partie du Comité d’Athlétisme de la Loire, de la Ligue d’Athlétisme Rhône-Alpes et de la FFA. Il possède un coach athlé-santé qui entraîne et enseigne la marche nordique et la remise en forme pour toutes les personnes qui ne font plus ou peu de sport, de manière progressive et non compétitive. Le CAR s’impose comme le meilleur club de jeunes du département et, régulièrement, des équipes de jeunes s’illustrent au niveau national. Plusieurs internationaux sont sortis des rangs du club roannais comme Adeline Roche, Paméla Baert et plus dernièrement les juniors Gaêtan Manceaux et Aïssa Boucheliga. En 2012, le club accède à la Nationale 2 et devient en 2014 l’un des 12 clubs français à obtenir la plus haute distinction de sa Fédération : le label 6 étoiles. Le club s’entraîne sur le stade « Henri Malleval » de Roanne et au COSEC de Mably et organise au mois de mars une grande épreuve populaire en centre-ville : Tout Roanne Court.

La Halle André-Vacheresse abrite les rencontres de basket Pro B. Sa capacité est de 5 020 places.

Roanne possède 5 stades (dont le plus important « Henri-Malleval »), 8 gymnases, 1 skatepark, 3 terrains multisports, une patinoire, un pétanquodrome couvert, un bowling privé, un centre nautique moderne : le « Nauticum », découvrable l’été.

Le donjon du château.

Chapelle Saint-Nicolas du Port.

Théâtre municipal.

Hôtel de Sous-Préfecture.

Église Saint-Étienne.

TER en gare de Roanne.

Palais de Justice (photographié fin XIXe siècle).

Cours de la République.

Brasserie « La Taverne Alsacienne ».

Immeuble style « Bauhaus » rue Bourgneuf.

Pont des Promenades Populle.

L’écluse du canal.

Le port de Roanne.

Le pont sur la Loire.

Faubourg Clermont.

Église Saint-Louis.

Pont sur le Renaison.

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